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  • Jihad WACHILL
  • Jihad WACHILL candidat communiste et républicain aux élections cantonales 2008 - Amiens Nord 8
  • Homme
  • 26/02/1977
  • France Picardie Amiens Somme
  • cinéma lecture Politique football syndicalisme
  • "Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent" (Lucie Aubrac)

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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 00:58

L’azur du ciel picard et l’ombre portée de la cathédrale d’Amiens ont abrité l’une des plus belles aventures collectives du siècle passé : celle des ouvriers révolutionnaires de la Somme, cheminots de la Compagnie du Nord, ouvriers des filatures, gagnant leur émancipation depuis le guesdisme jusqu’à la résistance patriotique.

Ce peuple courageux eut un héros, un entraîneur d’hommes : Jean Catelas, député du Front populaire, guillotiné à quarante-cinq ans à la prison de la Santé. Un DVD est consacré à cet homme d’exception, sans rien cacher des difficultés auxquelles il fut confronté*. Son petit-fils compte parmi les auteurs. « Ma petite fille chérie… Sais-tu d’abord ce que c’est une prison. Souviens-toi du temps où j’étais près de toi. Avant la guerre, tu voulais toujours attraper des oiseaux pour les mettre dans la cage. Moi, je voulais leur rendre la liberté. » Ainsi s’exprime Catelas, dans une lettre à Michèle, le 26 mai 1941.

D’origine paysanne, ouvrier bonnetier jusqu’à la mobilisation, il fait toute la Grande Guerre au front, dans l’infanterie, poilu courageux, blessé et décoré. Cheminot, syndiqué dès 1919, à Amiens, il participe à la grève de 1920. Ardent dirigeant communiste et syndical, fondateur du Travailleur de Somme et Oise, il acquiert une immense popularité. Le documentaire montre l’engagement face à la profonde misère ouvrière amiénoise, l’artisan de l’unité d’action contre les ligues fascistes menaçantes, l’atmosphère joyeuse et déterminée, le miracle des retrouvailles socialistes et communistes, avec de précieuses images du grand rassemblement au parc de la Hotoie, le 14 juillet 1935.

Aux législatives de mai 1936, formidable campagne électorale : partout, Jean Catelas et son canotier. Tandis que son camarade cheminot Louis Prot, maire de Longueau depuis 1925, est élu député, Jean Catelas bat le maire d’Amiens, Lucien Lecointe. Scènes d’allégresse.

La guerre d’Espagne : Catelas est chargé de la liaison avec les Brigades internationales. L’hiver 1939, à la victoire des franquistes, il exfiltre in extremis la Pasionaria par avion à Oran, d’où elle gagnera Moscou en exil.

La drôle de guerre : le Parti communiste interdit, il échappe de peu à l’arrestation… caché dans la niche de son chien. Mort de son fils Henri, à vingt ans. Autre tragédie : avec la défaite, Catelas, responsable de l’Humanité clandestine, est chargé, avec Maurice Tréand, d’en négocier la reparution auprès de l’occupant. Les témoignages concordent, notamment celui d’Odette Janvier, son agent de liaison d’alors : discipliné, mais en désaccord. Après moult péripéties, le 5 août 1940, l’Internationale fait stopper toute démarche. Cet épisode lui vaut l’inimitié de certains dirigeants, en dépit de la désapprobation qu’il avait manifestée. La triste controverse nous est précisément connue depuis la publication des dépêches de l’Internationale. Catelas se rebiffe : « Je m’aperçois que rien n’a changé à mon égard, de la part des responsables des cadres. J’ai accepté certaines choses, pour ne penser qu’au travail. Mais il y a des limites à tout. J’ai mon caractère, mon amour-propre comme tout militant qui se respecte. Il faut me remplacer. Il faut me donner d’autres tâches dans une région ou une autre. À la base où j’ai tant de plaisir à lutter. »

Comptant parmi les principaux dirigeants du Parti clandestin à Paris, il est arrêté le 14 mai 1941, ainsi que son gendre, Jean Arrachart, et d’autres responsables. Partageant un temps sa cellule avec Gabriel Péri, torturé, il est condamné à mort par le tribunal d’État et meurt courageusement le 24 septembre. À la Libération, toute une ville lui rend hommage lors de son inhumation à Amiens.

* Jean Catelas, un DVD de Jean-Pierre DENNE, association Mine de rien (avec le soutien de la région Picardie, en partenariat avec le CNC), 54 minutes, 18 euros.

Par Jihad WACHILL - Publié dans : Picardie
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 09:27

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Par Jihad WACHILL - Publié dans : Picardie
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 09:21

Les élections sont avant tout marquées en France par une abstention record (plus de 60% d’abstentions et de bulletins blancs et nul en France). Signe de défiance, dans les classes populaires en particulier, vis-à-vis des institutions européennes ? En tout cas de quoi rendre délicate et relativiser fortement toute interprétation trop catégorique de ces résultats.


Avec un peu moins de 28% des exprimés, soit 11% du corps électoral, l’UMP est loin de réaliser le bon score revendiqué dans les médias. D’autant plus que les listes se revendiquant de droite ne regroupent ainsi que 35% des exprimés. A noter que le FN obtient un peu plus de 6% et, surtout, continue à cristalliser un vote populaire de désespérance sociale, ce qui se constate en particulier dans la circonscription Nord-Ouest, celle dont fait partie la Picardie.


Le PS subit une véritable déroute avec un peu moins de 17% des voix. Europe-Ecologie réalise une percée (au détriment du PS et du MoDem) à plus de 16% (talonnant le PS), à nuancer fortement toutefois au vu de la volatilité de l’électorat que cette liste a capitalisé. Le MoDem, " vampirisé " par Europe-Ecologie, subit un incontestable revers avec 8,5%.


Le " Front de Gauche ", regroupant le PCF et ses alliés, réalise 6,5% et obtient 5 élus. Il ne s’agit pas d’un mauvais résultat, suffisant en tout cas pour devancer le NPA, qui avec environ 5% (et aucun élu) est loin des scores extravagants que lui promettaient les sondages quelques semaines encore avant le scrutin. Pas d’un bon résultat non plus puisque c’est moins de 1% de mieux que les listes PCF lors de l’élection précédente. Même si c’est suffisant pour gagner 2 élus grâce aux subtilités du mode de scrutin.


D’une manière générale, l’abstention forte, le renforcement de la droite et l’affaiblissement de la social-démocratie sont les tendances qui se dégagent dans les autres pays européens. De même que des scores très décevants pour les partis membres du PGE (Parti de la Gauche Européenne, dont fait partie le PCF).


Par contre, les partis communistes qui ont refusé d’intégrer cette structure caractérisée par une dérive réformiste qualifiée de "euroconstructive", et qui ont adopté un discours de clarté idéologique lors de ces élections, obtiennent des scores encourageants : 35% à Chypre ; près de 15% en République tchèque, plus de 10% au Portugal (malgré un score comparable pour le parti de "gauche radicale" le seul score à deux chiffres à l’actif d’une formation membre du PGE lors de ce scrutin), plus de 8% en Grèce (devançant largement le parti de "gauche radicale" membre du PGE).

Article paru en septembre 2009 dans l'Aube nouvelle (journal communiste amiénois)

Par Jihad WACHILL - Publié dans : France - Politique/PCF
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 09:15

Le " Front de Gauche ", regroupant lors des élections européennes le PCF et ses alliés, réalise 6,5% et obtient 5 élus. Mais la question reste posée : qu’aurait pu donner un "Front de Gauche" élargi au NPA (voire à LO) ? Si on s’en tient à une pure addition des scores réalisés aux européennes, un " Front de Gauche " élargi, aurait pu obtenir environ 12% des voix et 10 ou 11 élus (les gains potentiels en élus étant pris essentiellement sur l’UMP).


Evidemment, il n’est pas certain que ces voix se seraient additionnées. Toutefois, en sens inverse, une dynamique d’entrainement aurait alors pu être créée aussi grâce à une démarche unitaire, comme pour le référendum sur la Constitution européenne en 2005. Ceci d’autant plus que les listes " Front de Gauche ", NPA et LO ont de toute évidence plus que les autres souffert de la forte abstention dans les classes populaires.


Mais ce qui n’a pas pu se faire lors des élections régionales ne peut-il être réalisé pour les élections régionales ? Ceci implique un certain nombre de conditions : tout d’abord une clarification du PCF à propos de son positionnement vis-à-vis du PS ; ensuite la renonciation du NPA à poser encore et toujours des préalables qu’il sait par avance inacceptables par ses éventuels partenaires ; enfin, la préservation de l’indépendance d’action et de l’identité propre des différents partis associés.


Tout d’abord, le PCF a un choix à faire entre la stratégie de "Front de Gauche" et d’éventuelles alliances avec le PS dès le 1er tour. Il est bien évident que pour les partenaires engagés à ses côtés lors des dernières élections européennes, et a fortiori pour d’autres partenaires potentiels comme le NPA, ces deux options sont incompatibles. Les ambiguïtés du PCF sur cette question sont d’ailleurs la principale justification du NPA pour justifier sa stratégie solitaire des européennes. La pérennisation du "Front de Gauche" et son élargissement impliquent donc une renonciation claire du PCF aux alliances dès le 1er tour avec le PS.


Le NPA, de son côté, devra sortir de la stratégie "gauchiste" qui consiste à poser des préalables irréalistes pour justifier son refus de l’unité. Comme il a pu le faire pour les élections européenne avec la question de la sortie du nucléaire, dont le moins que l’ont puisse dire est qu’elle n’était pourtant pas centrale lors de ce scrutin. De même, il paraîtrait irréaliste à toutes les autres forces susceptibles d’être impliquées dans une démarche unitaire, de refuser par avance les fusions de listes entre les deux tours. Néanmoins, de telles fusions ne sauraient se faire sur une base programmatique social-libérale. La simple revendication de l'étiquette "de gauche" ne se suffit pas à elle-même si elle n'est pas suivie d'actes... Il paraît aussi difficilement concevable d’accepter d’intégrer au 2nd tour des listes dans lesquelles figurerait aussi le MoDem.


Enfin, le Front de Gauche, même conçu comme une "alliance durable", ne saurait impliquer renonciation des partis impliqués à leur indépendance et à leur identité. Ceux qui voudraient en faire un parti de type die Linke destiné à remplacer les partis existants, en dissolvant leur identité dans un magma informe, porteraient par avance la responsabilité de son échec. Car une démarche d’unité sincère implique le respect de chacun dans sa différence. Et ensuite, si des différences d’appréciation peuvent exister, il est normal que, faute d’unanimité, chaque formation politique reste libre de son positionnement propre. Rien de malsain en cela.


A bien des égards, de par sa manière de fonctionner et les relations de confiance établies, le Comité pour l’interdiction des licenciements d’Amiens, groupant des militants du PCF, du NPA et du POI est une expérience intéressante pour démontrer que l’unité à la base entre des militants politiques d’organisations différentes est possible dans le respect de l’identité de chacun.

Article paru en septembre 2009 dans l'Aube nouvelle (journal communiste amiénois)

Par Jihad WACHILL - Publié dans : France - Politique/PCF
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 09:06

Les transports en commun : c’est peut-être la question centrale sur laquelle sera jugée l’actuelle équipe municipale amiénoise. Rien d’illogique en cela, finalement, puisque c’était, lors des dernières élections municipales, un des points qui avaient focalisé le débat entre l’ancien exécutif de droite et son opposition d’alors, devenue depuis l’actuelle majorité municipale.


L’occasion de décortiquer les tarifs pratiqués (hérités de l’époque DE ROBIEN) et de les comparer à ce qui se fait ailleurs en Picardie. Nous ne rentrerons pas ici dans la problématique de la gratuité totale des transports (pratiquée à Compiègne, par exemple), un débat que nous traiterons sans doute dans un prochain numéro.


Dans l’agglomération amiénoise, le ticket de bus est à 1,20€, ce qui est tout de même relativement cher au regard du service fourni. On peut acheter les tickets par carnets de 10 à 9,90€. Une particularité amiénoise, véritable anomalie : l’absence de tarif réduit sur les carnets de tickets.


Il existe des abonnements mensuels, par ailleurs. L’existence du " VELAM " conduit à différencier les abonnements " bus + vélo " (33€ en tarif normal) des simples abonnements de bus (25€ en tarif normal). Cette distinction est-elle nécessaire ? De plus, il convient de remarquer que les réductions pratiquées pour les étudiants et les lycéens (du moins la réduction de base) sont relativement faibles (en particulier pour les abonnements " bus + vélo ") : 10 ou 15% de réduction pour les étudiants ; 15 ou 25% pour les lycéens.


Les abonnements annuels, enfin. Là, plus de tarifs " bus + vélo ", mais seulement un abonnement de bus à 238 euros. Une incohérence dans la tarification.... Les réductions sont plus importantes ici, bien que les tarifs restent assez élevés : 25% de réduction pour les étudiants : 35% pour les lycéens.


La différence de traitement entre les étudiants et les lycéens est l’anomalie la plus flagrante au niveau de ces abonnements : dans les autres villes de Picardie pratiquant des réductions pour les jeunes, le tarif est le même pour étudiants et lycéens (on parle alors de tarif " scolaire "…). C’est pourquoi un syndicat étudiant amiénois, la FSE, réclame, par exemple, l’alignement des tarifs étudiants sur les " tarifs scolaires ", celui des lycéens. Quant à la limite d’âge à 26 ans pour l’abonnement étudiant, elle n’est pas toujours pratiquée ailleurs.

De plus, des catégories de la population amiénoise peuvent bénéficier de la gratuité des bus: chômeurs, titulaires du RSA, personnes handicapées à 80% ou plus, personnes âgées… En soi, il s’agit d’une bonne chose.

Néanmoins, des catégories peuvent être oubliées ici : les étudiants, par exemple, qui ne peuvent généralement pas bénéficier du RSA (avant 25 ans) ou des allocations chômage (s’ils ne sont pas en recherche effective d’emploi). D’où la revendication, mise en avant aussi par la FSE, de gratuité pour les étudiants boursiers ou exonérés de frais d’inscription pour raisons sociales par l’université.


La prise en compte des personnes en situation de handicap est aussi assez lacunaire : ne bénéficient de la gratuité que les personnes reconnues en handicap à 80% ou plus, ce qui pose problème du fait de la pratique assez malsaine de la COTOREP de placer beaucoup de personnes à… 79% ! Ainsi, à 1% près, beaucoup d’usagers basculent de la gratuité au plein tarif, ce qui est pour le moins abrupt.


Enfin, ne conviendrait-il pas de laisser une marge de souplesse en donnant la possibilité aux Centres communaux d’action sociale, comme c’est le cas à Creil, de pouvoir faire attribuer un quota de tickets ou abonnements gratuits (ou réduits) à des cas particuliers pour faire face à des situations d’urgence sociale (qui ne rentrent pas toujours dans des "cases" préétablies…) ?

Article paru en septembre 2009 dans l'Aube nouvelle (journal communiste amiénois)

Par Jihad WACHILL - Publié dans : Picardie
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 11:41
Le lien vers le compte-rendu de l'émission "des Sous... et des Hommes" du 17 juin 2008 qui avait pour thème "Sortir de l'Union européenne?" à laquelle participait Jacques NIKONOFF, ancien président d'ATTAC et porte-parole du nouveau "Mouvement Politique d'Education Populaire":  

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-28320617.html
Par Jihad WACHILL - Publié dans : Europe - UE
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 14:48

La crise économique et financière met plus que jamais d’actualité dans le monde les idées de Karl Marx.

 
Dès avant même cette crise du système capitaliste, dans un certain nombre de pays, des mouvements communistes ou proches redressent la tête voire obtiennent des victoires historiques.


En Europe, Chypre élit un président communiste et les partis communistes de Grèce et du Portugal reprennent du poil de la bête (8-9% des voix et un fort impact en terme de capacité de mobilisation, comme le montrent les manifestations organisées par le KKE en Grèce). En république tchèque, malgré l’interdiction de son organisation de jeunesse, le Parti communiste de Bohème-Moravie reste aux alentours des 15%. En Italie, la tentative de décommunisation des deux partis communistes est mise en échec et leur réunification est à l’ordre du jour. En Espagne, la victoire du candidat du PCE à la direction de la " Gauche unie " met un coup d’arrêt au délitement idéologique de cette structure. Par ailleurs, d’autres partis progressistes sur des positions intéressantes progressent fortement, comme le SP (gauche radicale) des Pays-Bas (16,6% en 2006 contre 6,3% en 2003), principal animateur de la campagne victorieuse du NON au référendum sur le "Traité constitutionnel européen", ou encore "Die Linke" en Allemagne (8,7% en 2005).

En Amérique latine, les forces progressistes vont de victoire en victoire au niveau électoral, que ce soit au Paraguay, au Nicaragua, en Bolivie, en Equateur, au Venezuela, ou encore au Salvador (dans ce dernier pays, une confirmation est attendue en faveur des anciens guérilleros du FMLN en mars pour l’élection présidentielle). Il est à prévoir une progression des communistes au Chili lors des prochaines élections présidentielles et législatives. Et en Uruguay, un coup de barre à gauche semble se dessiner en prévision des prochaines élections présidentielles et législatives au sein de la coalition progressiste au pouvoir.

En Asie, l’année 2008 voit l’arrivée au pouvoir au Népal d’un gouvernement de coalition entre deux partis communistes (avec à sa tête le dirigeant des anciens guérilleros du PCN-M), après avoir fait au préalable abolir la monarchie et instaurer la République par une Assemblée constituante. En Inde, les communistes tiennent la dragée haute au parti au pouvoir, le Congrès, et sont majoritaire dans les Etats du Bengale-Occidental, du Kerala et du Tripura. Au Japon, le PCJ connaît un frémissement électoral en 2007 à 7,5% (+0,2) et un regain certain d’intérêt dans la jeunesse nipponne.

En Afrique, les communistes d’Afrique du Sud participent au sein de l’ANC (le parti emblématique de la lutte contre l'apartheid) à la nouvelle majorité qui a renversé Thabo MBEKI afin de rendre à ce parti ses valeurs de justice sociale.

 

Ce tour d’horizon non-exhaustif montre à quel point les idées marxistes sont loin d’avoir disparu dans le monde.

Article paru dans l'Aube nouvelle, journal communiste amiénois

Par Jihad WACHILL - Publié dans : International
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 14:46

Le 12 juin 2008, à 53,4% des voix, les électeurs de la République d’Irlande ont rejeté le Traité de Lisbonne, dit " Traité européen simplifié ".


Ce rejet se place dans la droite ligne des NON des peuples français et néerlandais au projet de Traité constitutionnel européen en 2005. Face à une Union européenne atlantiste, ultra-libérale, antidémocratique et antisociale, les peuples d’Europe, à chaque fois qu’ils sont consultés, expriment leur défiance.


Dans la période d’affaiblissement de l’impérialisme américain que constitue la crise économique que nous traversons actuellement, certains secteurs capitalistes d’Europe peuvent être tentés de réorienter l’Union européenne dans le sens d’une prise de distance vis-à-vis des Etats-Unis.

 
Il convient de ne pas succomber à cette rhétorique trompeuse de " l’Europe-puissance " : il ne saurait s’agir que de reconstruire une puissance impérialiste, unifiée à l’échelle européenne cette fois. Cette " Europe-puissance " impérialiste ne saurait nous satisfaire plus que l’actuel alignement sur les Etats-Unis en matière de politique internationale.


Des alternatives progressistes sont possibles, comme le montre l’exemple de l’ALBA en Amérique latine : tout comme la ZLEA là-bas, l’UE ne saurait être vue avec fatalisme comme une construction indépassable.

Article paru dans l'Aube nouvelle, journal communiste amiénois

Par Jihad WACHILL - Publié dans : Europe - UE
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 14:43

Après avoir éliminé le président sortant au 1er tour, les communistes de l’AKEL ont réussi à faire élire leur leader, Demetris CHRISTOFIAS, président de Chypre le 24 février 2008 à 53,4% des voix.

Une première historique d’autant plus impressionnante qu’il s’agissait de la première participation de l’AKEL à l’élection présidentielle chypriote. Même s’il est vrai que ce n’est qu’une demi-surprise pour un parti dont l’influence électorale repose sur un socle aux alentours de 30% des voix.

 
Ce succès s’est construit sur un programme de justice sociale combiné à une volonté de réunification de l’île, dont une partie est occupée par l’armée turque depuis 1974. Un enjeu sur lequel les Chypriotes grecs ont fait confiance à l’AKEL, cheville ouvrière de la conquête de l’indépendance nationale dans les années 60-70, et qui a toujours promu l’égalité entre citoyens chypriotes et maintenu des liens avec les Chypriotes turcs.

Cette question de l’unification de l’île a d’ailleurs connu de réels progrès depuis l’élection présidentielle, par exemple l’ouverture de nouveaux points de passages entre les deux parties de l’île et des contacts réguliers.

 

Chypre, pays membre de l’Union européenne, s’est dotée d’un premier dirigeant communiste, démontrant ainsi la confiance de son peuple mais aussi l’actualité toujours renouvelée de l’idéologie communiste, quand elle sait rester au plus près de la population et de ses aspirations à la justice sociale et à la paix.

Article paru dans l'Aube nouvelle, journal communiste amiénois

Par Jihad WACHILL - Publié dans : Europe orientale
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 14:37

Sur la position historique du PCF, voir l’excellent article écrit par Gabriel Péri en 1936,
d’une actualité saisissante :

  http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-26505077.html

 
L’offensive sanglante de l’armée israélienne à Gaza, massacre insoutenable, remet une fois de plus la " question palestinienne " au devant de l’actualité. Les considérations humanitaires sont nécessaires mais se révèlent insuffisantes pour comprendre le drame palestinien. Il convient de revenir sur quelques faits historiques.

Il y a 60 ans avait lieu la première guerre israélo-arabe, suite à un plan de partage contestable (car contraire au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes) qui fut voté par l’ONU sans aucune consultation des populations locales, les principaux concernés pourtant. C’est ainsi que l’Etat d "Israël a été créé, et qu’un Etat palestinien, prévu par le " plan de partage ", n’a pour l’instant jamais vu le jour.

" Guerre d’indépendance " pour les Israéliens, ce fut la " Nakba " (catastrophe) pour les Palestiniens, chassés pour une majorité de leur maison et de leur terre par la guerre, et son lot d’horreurs et de massacres. Des centaines de milliers de Palestiniens peut-être un million, furent ainsi forcés de partir de chez eux. Essayez d’imaginer une ville de plus de 100.000 habitants (presque la population amiénoise), Jaffa, vidée de la quasi-totalité de ses habitants en une seule nuit. Et vous comprendrez alors en quoi cette guerre fut une " catastrophe " nationale pour le peuple palestinien.

C’est ainsi que le peuple palestinien devint pour l’essentiel un peuple de réfugiés, dont plus de la moitié se trouve aujourd’hui exilée en dehors de la " Palestine mandataire " (correspondant au territoire aujourd’hui israélien et aux " territoires palestiniens "). Mais contrairement à d’autres populations, il revivifia son identité nationale dans l’exil. Grâce, entre autres, à un niveau d’éducation inégalé dans le monde arabe, avec un taux d’analphabétisme quasi-nul.

Les épreuves ne manquèrent pas pour le peuple palestinien en 60 ans (les terribles massacres de Sabra et Chatila à Beyrouth en 1982 par exemple), mais les clés des maisons ont continué à se transmettre de génération en génération, marquant de manière extraordinaire le refus de ce peuple de renoncer à sa dignité et à ses droits nationaux.

Comment lui manifester notre solidarité en ouvrant une perspective de paix au Proche-Orient aujourd’hui ? Loin du fatalisme " politiquement correct " nous pensons que des possiblités existent : pressions économiques sur Israël (non-renouvellement de l’accord d’association UE / Israël, boycott citoyen des produits " made in Israël ") et initiatives pour faire connaître la situation intolérable du peuple palestinien (conférences-débats, jumelages de villes avec des camps de réfugiés palestiniens, voyages de solidarité, collectes, etc.). A nous de les mettre en œuvres, tous ensemble !


Article paru dans l'Aube nouvelle, journal communiste amiénois

Par Jihad WACHILL - Publié dans : Machreck et Maghreb
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